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On n'oublie jamais rien: On vit avec

On n'oublie jamais rien: On vit avec
Depuis quelques années déjà, j'ai pris l'habitude de prendre une longue douche brûlante quand ça ne va pas. Je me douche jusqu'à ne plus sentir ma peau, jusqu'à avoir la peau à vif. Je pense que c'est un moyen de me laver de toute cette crasse ancrée en moi, cette honte qui s'abat sur moi, cette culpabilité que je ressens... Et si tu as trouvé que j'étais longue sous la douche, c'est parce que j'ai eu besoin de me brûler la peau.

Changement total de l'article, mais, je garde le titre ^^
Début septembre, comme chaque année, on reprend le chemin de l'école qu'on soit écolier, collégien, lycéen, étudiant, c'est pareil pour tout le monde (mis à part les paresseux qui ne sont pas en fac de sciences ou en école d'ingénieur ou en bts ou iut qui ont 2/3 semaines de rab' xD). En formation pour notre avenir. Je crois que peu en ont conscience avant d'arriver au lycée (ou en 3ème plutôt). Je crois que j'en ai eu conscience assez tôt. Mon rêve de presque toujours semble à chaque fois plus proche: construction de ponts.
Je ne me souviens pas exactement de chacune de mes rentrées.

Je me souviens quand j'étais en première année de maternelle et que tous les matins, on arrivait en même temps que Lucie dont la grande soeur était dans la classe de mon frère. Tous les matins, Lucie me prenait par la main et on allait ensemble (accompagnées de nos mamans) jusqu'à cette salle de classe où on retrouvait Louise et la dame de service. Chaque après-midi, on faisait la sieste. C'était, je crois, mon moment préféré. On nous lisait une histoire pour qu'on s'endorme. Certains enfants ne dormaient pas pendant la sieste et embêtaient les autres ou jouaient sur les installations de la salle où on dormait sur nos tout petits lits. D'autres dormaient vraiment et on avait du mal à les réveiller. Parfois, je m'endormais juste après l'histoire (j'ai toujours voulu savoir la fin de l'histoire pour dormir en paix), parfois, je fermais juste les yeux le temps de la sieste en écoutant ce qui se passait autour de moi: les enfants réveillées par un cauchemar qui pleuraient, ceux qui parlaient entre eux, ceux qui jouaient... Il s'en passe des choses dans une salle destinée à faire la sieste à la maternelle quand même. Je me souviens aussi du spectacle de fin d'année en maternelle où on devait faire des chinois avec nos chapeau en carton fin qui ne tenaient pas sur nos têtes et nos chiffons de couleur destinés à dire "au revoir" au public à la fin en les secouant, sauf que moi, je n'avais pas envie de secouer le chiffon, j'avais peur du public, donc, je suis restée au fond du podium avec ma copine Lucie et mon amoureux de l'époque: Cédric (dont le grand frère était dans la classe de mon frère).

Je n'ai en revanche aucun souvenir de ma deuxième année de maternelle mis à part le fait que je faisais la sieste alors que normalement, à mon âge, je n'avais pas le droit.

La dernière année de maternelle est beaucoup plus riche en souvenir mais je ne saurais les remettre dans l'ordre chronologique. Il y avait l'atelier cuisine le jeudi matin pendant lequel on faisait un gâteau pour le goûter de l'après-midi après notre séance de sport hebdomadaire. Un jour, on a fait un gâteau aux marrons qui m'a dégoûtée à vie des marrons. J'ai dit que je n'aimais pas juste à l'odeur, mais, on m'a quand même forcée à en manger... Ce n'était pas une bonne idée, j'ai tout vomi 10minutes plus tard dans la cour de l'école et tout mes petits camarades se sont alors moqués de moi alors que je pleurais. Dur moment de solitude. Ils sont quand même cruels ces petits. Je me souviens que malgré les interdits, on parlait aux grands (enfin, ceux de la cour des CP-CE1-CE2) à travers le grillage qui nous séparait d'eux. Je me souviens qu'on avait un atelier découverte de la musique (ouais, enfin, découverte du rythme plutôt) et que j'étais déjà très nulle à cette époque pour rester dans le rythme musical, du coup, je ne faisais pas grand chose. Je me souviens que j'avais détesté le thème du spectacle et que je trouvais la chorégraphie bien trop compliquée à apprendre, mais, la maîtresse (que je détestais et que j'appelais "Madame Boudin-Boudeau" (elle s'appelait en fait "mademoiselle Boudeau")) m'engueulais et m'humiliais en me disant que j'étais nulle. Enfin, même si elle ne le faisait pas hyper ouvertement, c'est comme ça que je le sentais et j'étais mal dans ma peau. J'ai commencé à avoir des complexes cette année-là. L'année scolaire 93-94 fut la pire de ma petite vie je crois bien. Je me souviens qu'un soir, maman était sortie à une réunion pour un de mes frères et moi, j'avais voulu fuguer (bon, en fait, j'ai fugué devant la porte de la maison). Cette année-là, Lucie était devenue très proche de Julie qui me détestait et dont j'étais affreusement jalouse. En effet, Julie était l'une des chouchoute de la maîtresse avec Grégoire, tout ça parce qu'ils savaient mieux lire que les autres (ils n'étaient pas les seuls à savoir lire). Il y a tout un petit clan qui s'est formé autour de Julie et Grégoire. Je les détestais. Je me sentais seule cette année-là et ça n'est pas allé en s'améliorant au cours des années... A la fin de cette année, il y a eu une rencontre qui m'a bouleversée: la rencontre avec Véronique. Mon amitié de jeune enfant avec Lucie était terminée depuis longtemps, Julie ayant pris ma place dans le coeur de Lucie, Julie étant bien mieux que moi à tout point de vue. C'est cette année-là qu'il y a eu la question "tu es vierge?" pour la première fois. Une question posée par une amie, déjà, à l'époque, je me sentais différente fce à cette question. Quelque chose en moi a été brisé cette année-là et je ne saurais définir quoi. C'est cette année-là où une de nos deux tortues a fugué et avec toute la classe, on est venus la chercher partout dans le jardin.

J'ai passé les années primaire auprès de Véronique que j'ai rencontré au parc de la ville à la fin de la dernière année de maternelle. On avait fait un pacte quand on était au CP: "on sera toujours les meilleures amies du monde". Notre amitié s'est finie par ces mots "si tu continues à copier, tu n'iras pas loin dans la vie", ce à quoi la petite miss a répondu "si tu continues à mentir, tu n'iras pas loin dans la vie". J'ai obtenu des bonnes notes tout le long de mon primaire sans trop me forcer. J'ai acquis l'apprentissage de la lecture bien plus vite que tous mes petits camarades de classe et j'ai très vite demandé à lire autre chose que les petits livres d'à peine 10 pages qu'on nous proposait chaque jour. J'ai trouvé la règle de l'imparfait la première alors que j'avais à peine 8 ans et que j'étais au CE2. Cette même année, j'obtenais souvent des 10/10 en histoire alors que je ne relisais jamais mes leçons. J'ai aussi obtenu un seul ECA (En Cours d'Acquistion) à mes tests d'évaluation cette année-là, toutes mes autres notes étant des A (Acquis), me plaçant ainsi première de l'école devant Florian qui a été mon premier véritable amoureux. Un amour d'enfant vous me direz vu que l'histoire a commencé en janvier 1996 et s'est achevé en juin 1997, enfin, tout le temps où il a été dans mon école. C'est le 1er garçon que j'ai smacké. Ni lui, ni moi ne le voulions, mais, comme on était toujours ensemble et qu'on se tenait souvent la main, un jour, deux personnes nous ont pris les têtes pour que nos lèvres se touchent. C'est le genre de souvenir que l'on oublie pas. Il y a eu cette fois quand j'étais au CP où le dessert proposé était tellement dégueulasse que les professeurs sont passés dans les rangs pour nous dire que nous n'étions pas obligés d'en manger (ce fut la seule fois qu'un aliment servi n'était pas obligatoire à la cantine et ça a été un grand moment). Il faut dire que le dessert en question était une espèce de gelée verte fluo ou rose fluo (il y avait les deux) et il me semble que cette gelée était posée sur une sorte de gâteau sans goût. J'ai fait du judo, du multisport (activité de découverte de différents sport co' en fait) et de la natation comme sport durant ces années primaires, et j'ai fait du dessin et de la céramique aussi. A l'école, on a fait beaucoup de vélo, du foot, de la course à pieds (pour le cross), du canoë-kayak, de la natation... Il y avait aussi les anniversaires des copains et copines. Certains m'ont plus marqués que d'autres: ceux de Mathieu, de Cindy, d'Anne-Sophie, de Lise, de Charlène entre autres. Je me souviens aussi quand j'étais au CM1, nous étions dans une classe à double niveau: CM1 et CM2. Parmi les CM2, il y en avait une qui m'a prise pour martyr et qui m'a traumatisée. Tous les autres tentaient de me défendre, mais, la jeune demoiselle devait peser un peu plus du double de mon poids. Elle s'approchait de moi et me coinçait vers le mur, puis, elle m'écrasait de tout son poids... C'est assez traumatisant comme expérience, surtout quand ça se répète. Je me souviens aussi des Ecoles qui chantent. Ce sont des rencontres entre deux écoles qui ont passé l'année à apprendre des chansons diverses et variées et ça permet aux élèves des écoles de passer un après-midi ensemble en chantant, en jouant à divers jeux collectifs (sport co' en général), en mangeant... Mon déménagement en novembre 1995, et la tortue qu'on avait ammené un mois plus tôt dans le jardin de notre future maison. Cette tortue qui nous avait attendu pour s'enterrer et qui s'était enterrée presqu'un mois plus tard qu'en temps normal. Je me souviens aussi de Souad et Djahida, les jumelles qui ont changé d'école à la fin du CP pour Souad et à la fin du CE1 pour Djahida. Ces deux filles m'ont marquée parce que je les ai croisées avant de déménager sur Bordeaux au parc de la ville et elles m'ont demandé si on avait retrouvé notre tortue. Il y avait aussi Fathia et une fille asiatique dont je n'arrive pas à me souvenir le prénom en CM1 avec qui je passais presque toutes mes récréations. Cette fille asiatique arrivée au milieu de CE2 dans notre école et repartie à la fin du CM1, je l'adorais. Ces paquets de biscuits apéritifs et de nouilles chinoises crues avalés aux récréations. J'en reviens à mon déménagement qui m'ammène dans le quartier où je me suis fait le plus de copains et de copines. On va commencer par mes voisines: Amandine et Sabrina grâce à qui j'ai connu tous les autres. Amandine avait un an de plus que moi et Sabrina avait quatre ans de plus que moi. Elles m'ont fait connaître: Clémentine qui avait l'âge de Sabrina et tous les autres avaient l'âge d'Amandine: Laetitia, Benoît (sur qui je craquais), Océane... On en a fait des choses tous ensemble: du roller dans les pentes qui descendaient aux caves (c'est pas bien malin, parce que c'est galère pour remonter quand t'as pas d'appui), du ballon prisonnier au fond de l'impasse (combien de ballons avons-nous perdus dans la haie? des ballons qui disparissaient miraculeusement une fois engloutis par la haie, c'était flippant, même en cherchant, on ne les a jamais retrouvés), l'anniversaire des 10 ans d'Amandine dans son garage avec ce jeu des esprits, je me souviens que j'étais remontée avec Benoît parce qu'on avait peur et finalement, ils sont tous remontés en courant 2 minutes plus tard parce qu'ils avaient flippé (mouahahah xD), la soirée spaghettis à la bolognaise "oh, Joséphine, dans 10 minutes on commence une soirée spaghettis bolo, tu viens?" > "maman, maman, jpeux aller chez Amandine et Sabrina?" (c'était tellement plus simple pour avoir l'autorisation d'aller dîner chez quelqu'un à l'époque), les bracelets en perles et les scoubidous dans l'escalier de mon jardin, courir derrière leur chien qui se sauvait sans cesse (il était jeune) et qui avait peur de ma tortue, laver ma tortue à l'eau et avec des brosses à dents usées quand elle se déterrait, aller acheter des bonbons à la boulangerie quand la maman de Laetitia y était (elle était employée dans la boulangerie), aller au parc en vélo, la fois où maman était en voyage et que papa était rentré tard et que la maman d'Amandine et Sabrina nous avait invité à dîner chez eux, quand Amandine m'a appris à jouer de la guitare (grosse dédicace à Yan qui a essayé de me réapprendre mais n'a pas pu parce que j'ai les doigts trop courts)... Malheureusement, elles ont déménagé à l'autre bout de la planète (en Nouvelle-Calédonie) à la fin de mon CM2 et à la place, il y a une famille avec un gosse teigneux et une grand-mère sourde comme un pot de fleur. Au fond de l'impasse, il y avait M. et Mme Chevallier et leur petite fille: Perla, qui venait à chaque vacances. Je m'y étais attachée à cette petite fille. Le jour où elle est tombée de vélo, j'ai longtemps parlé avec elle pour qu'elle remonte sur son vélo. Je lui ai appris à jouer aux pogs. Je lui ai appris à dessiner des animaux à la craie sur la plaque en béton devant la maison de ses grand-parents comme m'avaient appris Sabrina et Amandine quelques années plus tôt. J'ai joué à la poupée avec elle. Je l'adorais cette petite. Il y avait aussi ces garçons d'à peu près mon âge (à 2 ans près) qui allaient dans la maison tout au fond de l'impasse un week-end par mois environ et dont le père m'avait donné mes premiers cours de judo quand j'avais 4/5 ans. Avec eux, je jouais au foot ou à des jeux comme ça, je les aimais bien.

Pour les années collège, je ne résumerais que la 6ème et 5ème sur cet article. Les années entre la 4ème et la terminale seront sur un autre article parce que j'ai changé de vie entre les deux. Un déménagement à 800km de sa ville natale, ça change quelqu'un.

Texte à suivre et à améliorer

# Posté le mardi 02 septembre 2008 06:15

Modifié le dimanche 07 septembre 2008 14:29

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